U  r b  a  n    P  r  i  m  e  u  r  s

Au cœur des villes, entre macadam, béton et ferrures, une belle nature est présente. Mais qui la voit ?

Est-elle de trop petite taille ? Abusivement bannie en queue de gondoles, ou internée dans nos frigidaires ? Sans doute traine-t-elle des patronymes trop ridicules, quasi insultants : patate, céleri rave, navet, bette !… Légume !... Pourtant, elle a un joli teint et ses formes sont pulpeuses. Mais voilà, on l'ignore. On l’emballe, on la dépèce, on la charcute, on la brûle. Et au final on  l’engloutit sans même y  jeter un œil. 

Les modèles ont bien voulu se dénuder devant l'objectif. Montrer sans pudeur le grain de leur peau, leur galbe, leur carnation colorée.